Les chutes constituent l'un des principaux enjeux de santé après 65 ans. L'entraînement de l'équilibre et de la force fait partie des interventions de prévention les mieux documentées — et il se travaille à tout âge.
Dans son bulletin publié en mars 2026, Santé publique France recense pour l'année 2024 174 824 hospitalisations et 20 148 décès en lien avec une chute chez les personnes de 65 ans et plus — en hausse respective de 20,5 % et 18 % par rapport à 2019. L'agence relève par ailleurs des taux plus élevés dans plusieurs régions, dont la Normandie.
Le mécanisme est bien identifié : après une chute, ou simplement par appréhension, on bouge moins ; l'équilibre et la force déclinent alors plus vite, ce qui augmente encore le risque. Rompre ce cercle est précisément l'objet du travail en activité physique adaptée.
L'OMS recommande aux personnes de 65 ans et plus au moins 150 minutes d'activité d'endurance modérée par semaine, des séances de renforcement musculaire au moins deux fois par semaine, et — point spécifique à cette tranche d'âge — des activités mettant l'accent sur l'équilibre et la coordination au moins trois fois par semaine, pour contribuer à prévenir les chutes.
Cela fait cinq ans que je travaille presque exclusivement avec des personnes âgées. J'ai notamment exercé plusieurs années comme enseignant APA dans un centre de soins de suite et de réadaptation, où j'encadrais spécifiquement des personnes âgées sujettes aux chutes : ateliers d'équilibre, renforcement musculaire global, parcours de motricité, gym douce, balnéothérapie, et séances d'éducation thérapeutique sur la prévention des chutes et la peur de la marche.
Ce sujet est aussi celui que j'ai étudié à l'université : mon mémoire de master 1 APAS (Université de Rouen Normandie) portait sur les effets d'un programme d'APA sur l'équilibre, la coordination et la souplesse chez des séniors. La prévention des chutes n'est donc pas une prestation parmi d'autres : c'est le cœur de mon métier.
Séance de gainage encadrée en centre de soins de suite et de réadaptation. Visage flouté pour préserver la confidentialité du patient.
Intervenir à domicile présente un avantage concret pour la prévention des chutes : on travaille dans le lieu même où les gestes se produisent — se relever d'un fauteuil, monter les marches, se retourner dans un couloir étroit, sortir de la baignoire. Le bilan initial inclut une observation de ces situations du quotidien.
Le programme associe ensuite renforcement des membres inférieurs, travail de l'équilibre statique et dynamique, et entretien de la marche. Il évolue au rythme de vos progrès.
Tout commence par un bilan initial : une évaluation de vos capacités, de vos contraintes et de vos objectifs, sans engagement. 25 € après crédit d'impôt (50 € avant).